« Cathare » : ce terme viendrait du grec catharoï « pur ». Les cathares sont donc des hommes et des femmes, chrétiens, qui prêchent un retour aux     origines du christianisme tout en proposant une lecture dualiste du Mas-des-Cours, typique de cette nature que les coureurs vont traverser, comme le firent jadis ces « bonhommes » « dont le bâton sonnait de bourg en château, de ville en désert clandestin » (Anne Brenon, Le vrai visage du catharisme).nouveau testament. En effet, cette « église »,   constituée de Bons Chrétiens, les Bons Hommes (Parfaits) et les Bonnes Femmes (Parfaites), ayant reçu ce que   l’on appelle le Consolament (sacrement), considèrent qu’il existe deux principes, celui du Bien et celui du Mal. Le   monde de Dieu, c’est à dire du Bien, ne serait pas notre monde qui serait celui du Mal, régi par Satan. Les Parfaits   et les fidèles que l’on appelle «Croyants» ne reconnaissent que le Nouveau Testament et leur principale prière, que   seuls peuvent réciter les Parfaits, est le Pater Noster. Enfin, leur croyance faisant appel à un détachement quasi   absolu pour les choses de ce monde rattachées au Mal, les Bons Chrétiens, afin de respecter leur croyance, vivent une forme d’ascétisme assez drastique et surtout s’engagent à vivre dans un respect absolu de la justice et de la vérité. 

 

 

 LES ATHARES EN PAYS D'C 

Même s’il est difficile de dresser un état précis des Cathares en pays d’Oc, dès la seconde moitié du XIIe siècle, les Cathares sont déjà bien implantés et sont pleinement intégrés. Le pays d’Oc, riche de cette diversité culturelle, connaît une vie paisible et prospère.

Mais en 1209, une armée croisée arrive en Languedoc, sous l’impulsion du Pape innocent III, afin de combattre cette « hérésie ». Cette croisade, appelée « croisade albigeoise », prendra fin en 1229, mais ce n’est qu’en mai 1255 que la guerre en pays d’Oc s’achèvera avec la reddition du château de Quéribus, dernière place forte cathare.

L’Inquisition, qui débute en 1233, et confiée en 1242 aux Dominicains, va mener son action contre l’hérésie jusqu’en 1321, date à laquelle le dernier cathare, Guillaume Bélibaste, sera conduit au bûcher à Villerouge-Termenès. Le dernier Parfait disparu, le Consolament disparaît avec lui mettant fin à la pérennité de cette « église ». 

LE COMTE DU   AZES

Le Comté du Razès est la zone géographique au sud de Carcassonne allant en direction de Rennes-le-Château. C’est dans cette zone que se déroule aujourd’hui « le Grand Raid des Cathares ». « Sur les traces des Cathares » rappelle les chemins qu’empruntaient les Cathares afin de fuir l’Inquisition et se réfugier en Catalogne. Un peu plus à l’Ouest d’ailleurs, se trouvait au XIII° siècle une voie de communication reliant les comtés de Foix, d'Urgell et de Cerdagne et, ce, jusqu’à la région de Berga.

 

SUR LES ERRES DES OISINS :

Lors de ce trail, vous allez traverser certains villages qui ont tous un autre point commun, ils firent tous partie des terre assignées définitivement par Saint-Louis à Pierre de Voisins, un seigneur d’Ile-de-France qui participera à la Croisade en Albigeois au côté de Simon de Montfort, et dont la descendance fera partie des familles les plus illustres de la province. Mais c’est en septembre 1231 à Béziers que Pierre de Voisins reçoit officiellement d’Adam de Milli, lieutenant du roi Saint-Louis, plusieurs rentes et propriétés.1 Il reçoit mille livres melgoriens de revenus et cent autres livres et les lui fait assigner et asseoir sur une grande partie du Razès et le diocèse de Carcassonne. Ce vaste alleu vicomtal, que le roi lui assigna, se trouve sur les deux rives de l’Aude et, ce, jusqu’au pied des Pyrénées

1 Nayral Malgoire, Biographie Castraise, Tome III, Aimé Vidal, Castres, 1835, p. 531.

 

 

  ARCASSONNE

 

« Carcassonne et Peyrepertuse, témoins d’un pan de l’histoire du pays d’Occitane.

Du haut des remparts de la Cité, vous pouvez voir, au loin, les Pyrénées. Carcassonne occupe au XIIIe siècle une place stratégique importante. En effet, la Cité est située sur la route entre les Pyrénées (rattachées à l’époque au royaume d’Aragon) et le massif central, mais est également sur la route entre l’Occitanie et l’Aquitaine (rattachée au royaume d’Angleterre). La vicomté de Carcassonne sera rattachée au domaine royal en 1226.

 

RQUES

Au XIIe siècle, un conflit oppose le vicomte de Carcassonne et plusieurs seigneurs, dont ceux d'Arques et de Lagrasse. Les terres d'Arques deviennent la propriété des seigneurs des Termes. En 1231, durant la croisade contre les Albigeois, Simon IV de Montfort s'attaque à Arques. Le château d'Arques (Arcas en occitan) est une ancienne maison forte de la fin du XIIIe siècle.

 

 

EYREPERTUSE

 

Le château de Peyrepertuse fait partie de ces châteaux qui, tels les maillons d’une chaîne, composaient le dispositif défensif du royaume de France face au royaume d’Aragon. Aujourd’hui, ce château, comme de nombreux autres que l’on nomme « châteaux cathares », ne ressemble pas à ce à quoi il ressemblait au début de la croisade en albigeois ; nombreux ont subi des modifications architecturales dès 1226. Même si la pierre percée, petra pertusa, clef de voûte de ce château, est détruite dans la seconde moitié du XIIIe siècle, Peyrepertuse, du haut d’une crête de 800 mètres, reste l’un des emblèmes de ce « pays cathare».